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Comment fait-on une fondation, quand on est tout petit ? La réponse est peut-être dans le Coeur de Dieu... le monastère des Annonciades de Peyruis (04), jusqu’ici membre de Monastic, se transfère tout entier au Costa Rica !
Une petite communauté de 11 soeurs n’a pas les moyens de faire une fondation. Il semble même qu’elle avait à peine de quoi assurer son avenir à moyen terme... Non, nous ne pouvions pas envoyer 4, 5, 6 soeurs en fondation, alors même que le diocèse d’origine de notre soeur Anne Marie (costaricienne, entrée chez nous en 1977) le réclamait depuis très longtemps.
Et puis un jour il fallu commencer à regarder l’avenir de plus près. Peut-être envisager un transfert ? C’est tout un faisceau de circonstances propres à la communauté qui nous a insensiblement conduites à nous poser cette question saugrenue : pourquoi pas toutes ensemble ?
Une de nos grâces a été de pouvoir mener cette réflexion ensemble, en chapitre, tranquillement, puis en se faisant aider, et d’avoir pu prendre cette décision à l’unanimité. Car même si deux soeurs ont dû, au dernier moment, rester en France pour raisons de santé, c’est toute la communauté qui fait cette fondation, à "l’avant", ou à "l’arrière".
Et nous voici, après 2 ans de préparation entrecoupés de 2 ans d’épreuve, depuis 3 mois en Amérique Centrale, au Costa Rica.
Le diocèse d’origine de notre soeur, Alajuela est dans sa maturité ecclésiale. Une centaine de prêtres de tous âges, tous Costariciens, des centaines de groupements et de communautés de laïcs, mais il n’a jamais eu en son sein de vie monastique, masculine ou féminine.
Nous y sommes accueillies avec une attente qui nous fait un peu trembler, car nous savons nos pauvretés, mais nous essaierons de proposer notre forme de vie. La jeunesse ici, même si elle est très vite rattrapée par les mondialisations, a encore de belles réserves de foi engagée et de générosité.
Pour l’heure, les moyens sont pauvres, mais la générosité, l’intérêt, le respect de la vie de clôture, nous étonnent tous les jours; riches et pauvres, prêtres ou laïcs, de tous âges, viennent sonner, se mettre à notre disposition, apporter leur contribution... ou bien demander avec confiance et foi l’appui de notre prière dans leurs difficultés familiales.
Le fait que nous ayons dit que nous avions l’habitude, dans notre spiritualité, de travailler de nos mains pour gagner notre vie a, semble-t-il, beaucoup intrigué et intéressé, et beaucoup sont prêts à nous aider à vendre notre production... limitée pour l’instant !
Nous avions pensé commencer par la biscuiterie, produit simple à la portée de tous ; en fait, la farine est différente, la levure différente, le sucre (de canne) différent, l’humidité différente... les résultats différents... Et tout est à réétudier !
Par contre la carterie a l’air de bien prendre, car c’est un style nouveau ici, plus sobre que ce qui vient d’Espagne, des USA ou des autres pays d’Amérique latine. Plusieurs librairies se sont offertes à nous faire connaître... et nous venons de commencer les confitures qui semblent pouvoir marcher mieux que la pâtisserie...
Quelques propositions glanées ici et là...
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