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"[...] Ils [moniales et moines] n’ont pas la naïveté d’oublier que dans le contexte actuel de la société et de l’économie, ils doivent s’imposer et se comporter en professionnels s’ils ne veulent pas être écrasés par la concurrence et disparaître."
B. Dardelet, BD Consultant, Grenoble dans "Monastic, une marque, un site, des liens" - 2004.
Dans les monastères, ce sont les personnes qui déterminent le travail : il n'y a pas de chômage, chacun reçoit un emploi à peu près adapté à ses possibilités. Il peut même arriver qu'on cesse un atelier lorsque la personne qui le faisait tourner doit cesser son activité, et que personne ne puisse la remplacer. Toutes proportions gardées, le système commercial des monastères a quelque chose de commun avec le commerce équitable, où une bonne part du travail est réalisé avec des moyens artisanaux, et aboutit à des produits à faible marge.
Il faut être une communauté de moines ou de moniales de tradition chrétienne (catholiques, orthodoxes et une communauté protestante), reconnue par les instances ecclésiales concernées.
Non, Monastic est (aussi) une marque déposée depuis bientôt 20 ans, le logo est protégé.
"Au sens de la propriété industrielle, la marque est un "signe" servant à distinguer précisément vos produits ou services de ceux de vos concurrents." (Voir INPI)
Non, cela signifie simplement que la communauté en question bénéficie des services apportés par l'Association : formation, information, entraide, échanges et insertion sur www.monastic-euro.org, que le monastère ait ou non une activité économique à présenter.
Non, une fois qu'il est vérifié que ces conditions sont bien remplies, un contrat de trois ans renouvelable est établi entre l'Association Monastic représentée par son Président et la structure économique monastique concernée par le produit. Seuls les produits mentionnés dans le contrat peuvent arborer le logo Monastic.
Il peut arriver que le monastère ait jugé que les quantités qu'il produit sont trop faibles pour justifier toutes les démarches administratives nécessaires, ou qu'il n'ait tout simplement pas pensé à faire ces démarches, ou encore, qu'une partie de ses produits ne puisse pas répondre aux conditions indiquées ci-dessus.
Il s'agit de produits qui sont choisis par les monastères, ils aident les monastères dans leur équilibre économique. Le monastère engage son image de marque en les offrant à la vente. Il reste toujours possible de se renseigner avec précision, auprès du monastère, sur l'origine exacte de chaque produit.
Non : les monastères conservent toute leur autonomie. Monastic ne peut qu'informer, donner des indications et rappeler les normes à appliquer.
Non : Monastic est une structure de conseil, de formation pour toute question touchant à l'activité économique de ses adhérents. Le site www.monastic-euro.org s'attache à présenter l' offre commerciale de chaque communauté membre en indiquant, autant que faire se peut, les réseaux de distribution et de commercialisation de chacune. Les monastères restent totalement maîtres d'œuvres de toutes leurs décisions économiques. Par ailleurs Monastic édite un catalogue papier gratuit, disponible sur simple demande auprès du Secrétariat de Monastic.
"Je vous exhorte [...] à considérer vos abbayes et vos monastères pour ce qu’ils sont et veulent toujours être : non seulement des lieux de culture et de tradition, ou même de simples entreprises économiques. Leur structure, leur organisation, et l’économie sont nécessaires aussi dans l’Eglise [...]".
Benoît XVI à l’abbaye cistercienne de Heilingenkreuz - 10/09/07 - Source : ZF070910 - ZENIT.org.
"La vie monacale, telle que je la vois, est une manière particulière d’être dans le monde.J’insiste [..] car, souvent [...] on dit : "la vie monacale est à l’écart du monde", "séparée du monde", "en dehors du monde" [..] C’est dans la manière différente d’habiter le monde que se trouve, à mon avis, la spécificité de la vie monacale, et par conséquent, son rapport particulier avec l’économie."
Elena Lasida, Docteur en Sciences Économiques et Sociales (FASSE – ICP) - AG de Monastic, 3/02/05
"Autrefois, les monastères avaient une économie traditionnelle [...] La plupart des communautés doivent [aujourd'hui] changer d'activités, poussées par les contraintes du monde : construction de magasins, achat de machines ou d'outils plus récents, mise aux normes de la chaîne de produits alimentaires, achats informatiques... [...] Les charges sociales sont en hausse alors que le travail des communautés, parfois, permet à peine de faire face aux dépenses courantes. De nombreux monastères sont totalement démunis. [...] Le patrimoine immobilisé [...] est souvent à l’origine de graves déséquilibres financiers : un toit qui s’effondre, une chapelle à rénover, une installation électrique ou une hôtellerie qui ne sont plus aux normes de sécurité et d’hygiène et qu’il faut refaire. [...] Les bâtiments anciens relèvent souvent du patrimoine national, avec des travaux de restauration importants et soumis à contrôles. [...] Des chantiers qui dépassent quelquefois le million d'Euro. [...] De plus en plus de nos contemporains [...] viennent chercher dans les monastères le recueillement que les conditions de la vie moderne ne permettent plus. Les contraintes qu'imposent les normes de sécurité de plus en plus draconiennes [...] imposent aux monastères de nombreuses restaurations de bâtiments pour continuer à remplir leur mission." En savoir plus sur la Fondation
Abbaye St-Michel de Kergonan